Après la crise énergétique de 2022, les prix de l'électricité se sont enfin stabilisés. Cependant, une hausse structurelle des prix de l'énergie reste à attendre dans les années à venir. En effet, trois facteurs alimentent cette augmentation : une demande croissante nourrie par l'électrification des usages, l'évolution des tarifs de rachat et la hausse des coûts de réseau. On vous explique tout pour vous aider à mieux piloter vos coûts énergétiques.
Ce que contient vraiment votre facture
Le prix affiché sur une facture ne se résume pas au coût de l'énergie achetée sur le marché. Il est constitué de 3 composantes, qui évoluent chacune selon leur propre logique.
- Le prix fournisseur : Le fournisseur agit comme intermédiaire sur le marché de l'énergie. L'achat de l'électricité se fait à un prix fixé sur plusieurs années ou au jour le jour appelé prix spot, c'est ce que vous choisissez en optant pour un tarif horosaisonnier par exemple.
- Le TURPE : Le Tarif d'Utilisation du Réseau Public d'Électricité rémunère RTE pour le transport et Enedis pour la distribution de l'énergie.
- Les taxes : L'accise sur l'électricité et la Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA) s'appliquent à l'ensemble des factures d'électricité. Ces taxes sont fixées par les pouvoirs publics et participent au financement de politiques publiques.
1.Un marché sous tension depuis la crise énergétique
Alors que les prix de l'énergie étaient plutôt stables, ceux-ci ont subi une forte augmentation en 2021. Si les tarifs ont connu depuis un relatif retour à la normale, l'augmentation sur le long terme s'annonce cependant structurelle : les détails ci-dessous.
Un prix stable
Entre 2014 et 2019, le prix de l'électricité en France est resté stable sur le marché spot, autour de 40,7 €/MWh en moyenne.
Le choc énergétique
Ce repère éclate fin 2021 : 3 événements provoquent une crise énergétique et entraînent une hausse sans précédent des cours de l'électricité :
- La pandémie du Covid immobilise plusieurs réacteurs et retarde la maintenance d'une partie du parc nucléaire qui était la première source d'électricité en France
- Une sécheresse historique pénalise la production hydraulique
- La guerre en Ukraine achève de tendre l'approvisionnement européen en gaz en février 2022
Le choc de 2022
Le prix moyen du MWh atteint 276 € sur l'année 2022, avec des pics extrêmes à près de 3 000 €/MWh début avril. En 2023, le prix moyen retombe à 97 €/MWh, une baisse de 65 % en un an, qui reste toutefois 138 % au-dessus de la moyenne d'avant-crise.
Un retour à la normale qui confirme l'augmentation structurelle des coûts
Si 2024 et 2025 confirment le retour relatif à la normale suite au choc de 2022, les prix ont doublé par rapport à la moyenne de 2020, avec une volatilité accrue.
Bon à savoir : Ce que dit le rapport de la CRE sur le système électrique français
Les énergies renouvelables contribuent à faire baisser le prix de l'électricité, les consommateurs gagnent en pouvoir d'achat en réduisant leurs factures énergétiques. Entre 2020 et 2025, le développement du parc éolien et solaire a permis de réduire les prix de marché d'environ 20 €/MWh.
Moyenne annuelle, en €/MWh
Entre 2020 et 2025, le prix spot est passé de 32,2 à 61 €/MWh, soit une hausse de +13,6 % par an en moyenne, contre une inflation générale de +2,9 % par an : l'électricité a augmenté cinq fois plus vite que le reste des prix à la consommation.
Sources : RTE, bilans électriques, prix spot EPEX. INSEE, indice des prix à la consommation pour l'inflation.
De nouveaux facteurs de tension
Sur l'année 2026, le marché de l'électricité continue d'évoluer :
Hausse des prix de l'énergie :
- Dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, depuis août 2026, les prix du gaz et du pétrole sont au plus hauts et les réserves de gaz européennes sont à leur plus bas niveau depuis 2011, avec un taux de remplissage de 67,6 %.
- Cette hausse sur le marché du gaz combinée à la faible disponibilité du nucléaire laisse pressentir le risque d'un nouveau choc énergétique à l'approche de l'hiver. Sur les 30 derniers jours, le prix de l'électricité s'établit à 136 €/MWh, nettement au-dessus de sa référence récente. Pour les entreprises, cette remontée des prix de l'énergie menace de peser sur les coûts de production, les marges et les décisions d'investissement.
Fin du mécanisme ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique).
- Ce mécanisme permettait aux fournisseurs alternatifs d'électricité d'acheter de l'électricité nucléaire au prix de 42 €/MWh. Or ce prix ne reflétait pas la réalité des coûts du nucléaire. Depuis le 1er janvier 2026, il a été remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU) qui fixe le coût moyen de l'électricité nucléaire entre 60 et 63 €/MWh.
- Pour les entreprises, la fin de l'ARENH se traduit par la perte de l'accès à une électricité nucléaire abordable et donc par une exposition accrue à la volatilité des prix de marché.
2.Une hausse qui s'annonce structurelle dans les années à venir
Plusieurs facteurs créent un risque de pression haussière à moyen terme et accroissent la volatilité des prix :
Une demande électrique croissante
RTE anticipe une hausse marquée de la consommation électrique française, de 460 TWh aujourd'hui à une fourchette de 580 à 640 TWh en 2035, portée par l'électrification des usages : mobilité électrique, réindustrialisation, remplacement des systèmes de chauffage fossiles par des pompes à chaleur, et montée en puissance des data centers liée au développement de l'intelligence artificielle sont les principaux vecteurs.
Les coûts de réseau et la fiscalité
Les coûts de réseau et la fiscalité continueront d'évoluer, indépendamment du prix de l'électricité. Au 1er août 2026, la CRE (Commission de Régulation de l'Énergie) a validé une hausse du TURPE d'environ 3 % pour tenir compte de l'inflation et des coûts réels portés par Enedis et RTE.
Les effets structurels à long terme
Le vieillissement du réseau électrique français appelle des investissements croissants, qui pèseront durablement sur le TURPE indépendamment des variations, à la hausse ou à la baisse, du prix de l'électricité.
Bon à savoir : valoriser le surplus autrement que par la revente
Deux phénomènes réduisent la valeur du surplus d'électricité revendu au réseau : la baisse des tarifs de rachat garantis par la CRE (-14 % en avril 2026) et la multiplication des heures de prix négatifs (408 heures enregistrées sur le premier semestre 2026, avec un prix record de -498,65 €/MWh).
L'autoconsommation, associée au stockage par batterie, permet de valoriser ce surplus autrement : en le consommant sur place ou en le restituant plus tard, plutôt qu'en le revendant à un prix de moins en moins intéressant.
3.Comment vous protéger avec l'autoconsommation et le stockage ?
Dans ce contexte d'instabilité des prix de l'énergie, l'autoconsommation solaire est un levier majeur pour reprendre la main sur vos coûts énergétiques, à 3 niveaux.
Des économies immédiates
L'électricité produite et consommée sur place ne transite pas par le réseau public, échappe au TURPE et à une partie des taxes basées sur le transport : les deux postes qui suivent une trajectoire haussière indépendante des cours de marché.
Une protection durable contre la volatilité des prix
Au-delà de l'économie immédiate, l'intérêt principal reste la prévisibilité : un contrat d'autoconsommation sécurise un prix sur la durée, indépendamment de l'évolution réelle du marché, et vous protège durablement de la volatilité des prix.
Un pilotage intelligent de l'énergie
Le stockage par batterie ajoute un second levier : il permet de conserver l'électricité produite en milieu de journée, au moment où sa valeur de revente est la plus faible (voire négative), pour la restituer le soir, lorsque la production photovoltaïque s'arrête et que la demande repart à la hausse.
4.L'accompagnement Enrise
Chez Enrise, nous décryptons finement les évolutions du marché afin de vous accompagner en toute transparence.
En tant que développeur solaire, Enrise finance et exploite des installations photovoltaïques en toiture ou en ombrières pour les clients industriels, commerciaux et logistiques dans le cadre d'une offre de tiers-investissement clé en main, sans investissement initial pour le client.
Les contrats conclus par Enrise s'alignent sur la durée du bail liant le locataire à son propriétaire, garantissant un prix compétitif et stable sur le long terme.
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100 % de l'investissementNous installons des centrales solaires sur la toiture de vos bâtiments en prenant en charge 100 % de l'investissement. Nous adaptons la puissance et la technologie à la structure existante, pour optimiser vos factures électriques et vous protéger de la volatilité des prix de l'énergie.
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Batteries et recharge VENous concevons, finançons et installons des ombrières photovoltaïques avec options de batteries et de recharge pour véhicules électriques, pour vous garantir une mise en conformité sans investissement. Nous optimisons la répartition entre solarisation et végétalisation conformément à la loi Huwart pour maximiser la pertinence économique de votre projet.
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Clothilde Bonnin
Chargée de développement — Enrise
Clothilde accompagne les propriétaires et exploitants de bâtiments dans leurs projets solaires.
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